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Avicen
PROGRAMME D’ÉVALUATION · 2026

Vingt-cinq dossiers réels, avant puis avec Avicen

Le compte rendu complet du programme d’évaluation 2026 qui fonde chaque chiffre de ce site : le corpus, la méthode, les résultats mesurés, les capacités mobilisées et les limites de ce que nous pouvons affirmer.

La question de départ

Les médecins experts ne manquent pas de jugement. Ils manquent de temps, et ce temps part à un endroit précis : reconstituer le dossier avant même de pouvoir commencer l’analyse. Relire des centaines de pages, trier des documents scannés, rebâtir une chronologie, confronter des avis qui divergent, retrouver la pièce qui fonde chaque constat.

Nous voulions un chiffre, pas une impression : quelle part de cette préparation peut être prise en charge, et le fait de la prendre en charge change-t-il ce que l’expert voit réellement dans le dossier ?

Le corpus : 25 dossiers réels, choisis pour leur difficulté

Le programme a porté sur 25 dossiers réels anonymisés, issus de la pratique de médecins experts suisses : des missions d’assurance et des missions judiciaires tirées de leurs propres dossiers, pas des cas de démonstration. Les dossiers ont été retenus pour ce qui rend l’expertise coûteuse : le volume, la fragmentation et le désaccord entre auteurs.

Dossiers évalués25
Plus grand dossier1 100 pages
Maximum de documents dans un dossier24
Maximum d’auteurs dans un dossier8
Formats présentsPDF scannés, fichiers Word, tableurs, notes manuscrites, anciens fax, imagerie DICOM, dictées audio
LanguesFrançais, allemand, italien et anglais, y compris des pièces multilingues

La méthode : le même dossier, deux fois

Chaque dossier a été examiné deux fois par le même expert. D’abord avec sa méthode habituelle : le dossier tel qu’il est arrivé, avec ses outils de toujours. Puis avec Avicen : le dossier déposé tel quel, sans tri, sans renommage, sans préparation.

Trois mesures ont été relevées pour chacun des deux passages :

  • Le temps de préparation : tout ce qui précède la formation d’un avis, de l’ouverture du dossier à l’obtention d’une chronologie exploitable.
  • Les incohérences matérielles identifiées : les écarts capables de peser sur une évaluation, comme des posologies, des taux de capacité, des dates ou des attributions contradictoires.
  • Le temps de vérification : le temps entre le doute sur un énoncé et la lecture de son passage source.

Les dossiers ont été anonymisés par les experts avant dépôt. Le traitement s’est déroulé intégralement sur une infrastructure dédiée, et aucune donnée n’a servi à entraîner un modèle.

Ce qui a changé, mesuré

90 %

de temps de préparation en moins

plus d’incohérences matérielles identifiées

10×

plus rapide pour vérifier une source

Mesuré sur 25 dossiers réels anonymisés, avant puis avec Avicen, par des médecins experts en exercice (programme d’évaluation 2026). Chiffres arrondis pour publication.

Lire ces chiffres

Le chiffre de préparation surprendra peu ceux qui ont déjà ouvert un dossier de 1 100 pages : quand la chronologie, les constats et leurs liens vers les pièces sont déjà assemblés, la préparation passe de soirées entières à quelques minutes. Reste ce qui ne peut pas être pris en charge : la lecture experte de ce qui compte.

Le chiffre des incohérences est celui qui compte professionnellement. Les experts n’avaient pas mal lu la première fois : un dossier de cette taille dépasse simplement ce qu’un lecteur peut tenir en mémoire. Cinq fois plus d’incohérences matérielles ont été identifiées une fois le dossier entièrement recoupé, et plusieurs étaient de celles qui changent des conclusions.

Le chiffre de vérification change le comportement plus que la charge : quand la source de chaque énoncé est à un clic, vérifier cesse d’être un coût. Les experts ont vérifié davantage, pas moins.

Trois constats, en détail

Deux posologies pour le même traitement

1 100 pages · 14 documents · 5 auteurs

Un rapport documentait 60 mg par jour. Un résumé ultérieur indiquait 30 mg pour la même période, sans expliquer le changement. La posologie apparaissait dans 14 documents, sans historique de traitement consolidé, et l’écart était passé inaperçu lors de l’examen initial. Avicen a signalé les mentions de 60 mg et de 30 mg côte à côte, avec leurs dates et leurs passages sources.

Un changement de capacité sans événement clinique

1 100 pages · 24 documents · 8 auteurs

Entre deux avis, l’évaluation est passée d’une incapacité totale à une capacité de 50 %. Aucun nouvel examen, diagnostic ou amélioration clinique documentée n’apparaissait entre les deux. Les deux avis côte à côte, et l’intervalle vide d’événement clinique : le changement non étayé était visible en quelques minutes.

Une majoration de traitement à la justification dispersée

760 pages · 18 documents · 6 auteurs

La décision figurait dans une note clinique ; les éléments de preuve étaient répartis entre un tableau de biologie, un compte rendu d’imagerie et un résumé ultérieur. L’augmentation de posologie a suivi une dégradation biologique alors que l’imagerie restait stable, et un rapport ultérieur l’attribuait pourtant surtout à l’imagerie. L’écart entre la justification avancée et le dossier tenait sur un seul écran, prêt à être cité.

Ce qui a fait le travail

Ces résultats ne viennent pas d’une fonctionnalité, mais d’une chaîne, et chaque maillon a été mis à l’épreuve par ce corpus :

L’ingestion, tel quel

  • Huit familles de formats et 21 extensions de fichiers, imagerie DICOM et dictées audio comprises, traitées sans préparation.
  • Pages scannées lues à 300 DPI avec un indice de confiance par mot ; détection dédiée de l’écriture manuscrite, des cases à cocher, des signatures, des tampons et des codes-barres.
  • Audio transcrit avec un horodatage au mot près ; la transcription devient un document, et les citations renvoient à la fois à la phrase et au timecode exact.
  • Langues de travail : français, anglais, allemand, italien et espagnol, y compris des pièces multilingues.

La reconstitution

  • Les fichiers composites sont découpés en unités sources internes, chacune attribuée à un auteur, une spécialité et une date : un dossier de 24 documents se lit comme 24 sources, pas comme un bloc.
  • Les repères chronologiques sont extraits puis validés contre un calendrier réel ; la chronologie ordonne les événements à travers tous les documents et tous les auteurs.
  • La couverture est imposée : la couche d’analyse doit rendre compte de 100 % du contenu du dossier, sinon le traitement échoue au lieu de continuer en silence.

La vérification, sans complaisance

  • Un seul modèle de citation pour le chat, l’analyse, les synthèses et les rapports, ancré à la phrase, à la cellule de tableau, à la zone d’image ou au timecode audio.
  • Chaque citation générée est revérifiée contre sa source avant affichage. Quand une citation ne peut pas être vérifiée à pleine précision, elle le dit au lieu de faire semblant.
  • La qualité des pages se propage : une page illisible plafonne la confiance de tout ce qui en découle.

L’analyse et les rapports

  • Des constats répartis en cinq catégories, dont les divergences entre évaluations, chacun porteur de ses preuves et d’un indicateur de vérification pour l’expert.
  • Un moteur de corroboration fait remonter toutes les mentions d’un même fait à travers le dossier entier, en normalisant les unités et en tolérant les écarts de notation.
  • Les rapports suivent une structure personnalisable de 19 chapitres et 63 sous-chapitres ; les exports Word et PDF conservent un marqueur à chaque énoncé et une annexe de preuves avec page, extrait et sources concordantes.

La maîtrise et la confidentialité

  • Espaces de travail partagés avec trois rôles et 47 permissions ; commentaires avec mentions ; 42 types d’actions journalisées.
  • Toute l’inférence s’exécute sur une infrastructure GPU dédiée ; les connexions vers des fournisseurs de modèles externes sont bloquées dans le code, pas seulement par principe. Les données restent sur un hébergement certifié HDS en Suisse ou dans l’UE et ne servent jamais à l’entraînement.

Les limites de cette étude

  • 25 dossiers forment un corpus significatif pour une méthode de travail, pas un échantillon épidémiologique. Nous publions le profil du corpus pour que la portée soit claire.
  • Les mesures ont été relevées par les experts participants eux-mêmes, sur leurs propres dossiers, pas par des observateurs indépendants.
  • Tous les dossiers proviennent d’un même contexte de pratique : l’expertise suisse, majoritairement francophone.
  • Les chiffres sont arrondis pour publication, et cette page sera mise à jour si une édition ultérieure du programme les fait évoluer.
  • Une limite est volontaire : Avicen embarque une vaste base terminologique multilingue (plus de 600 000 noms de médicaments issus de cinq registres nationaux et de la liste INN de l’OMS, 173 000 codes CIM-10 et 97 000 codes LOINC dans ses cinq langues de travail), afin de reconnaître médicaments, diagnostics et analyses quelle que soit la façon dont le dossier les écrit. Aucune règle clinique externe n’est appliquée par-dessus : un constat potentiel qui en dépendrait, comme une interaction médicamenteuse, est écarté plutôt que deviné. Tout ce que la plateforme énonce doit être vérifiable dans le dossier lui-même.
  • Cette évaluation est conduite par l’éditeur, pas relue par des pairs. Nous la publions parce que la profession mérite des chiffres accompagnés de leur méthode, pas des chiffres seuls.

Citer ce travail

Avicen (2026). Vingt-cinq dossiers réels, avant puis avec Avicen : le programme d’évaluation 2026. https://www.avicen.io/fr/evaluation

Journalistes et chercheurs : pour le détail méthodologique au-delà de cette page, écrivez à contact@avicen.io. Réponse sous 24 heures.

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